Historique
Historique
Membres uni∙es défend fièrement la réforme et le renouveau de l’ACEP, ce qui signifie poursuivre les progrès réalisés au cours des trois dernières années.
Où nous étions
Durant la majeure partie de son histoire, tant à la table de négociation que dans le milieu de travail, l’ACEP ne misait pas sur la véritable force de tout syndicat : nous, les membres. Nous n’étions pas au centre du projet ni suffisamment intégrés.
Ainsi, pendant longtemps:
Notre syndicat fonctionnait comme une organisation hiérarchique caractérisée par une faible participation et implication des membres, des sections locales inactives et des négociations à huis clos.
Nous ne disposions même pas d’un fonds de défense. Ça a changé avec les attaques d’Harper en 2015, mais le fonds créé n’a jamais vraiment été alimenté, puis a été plafonné en 2023.
Lors des négociations, nous acceptions toujours l’arbitrage exécutoire et nous comptions sur le fait de pouvoir profiter des ententes obtenues par l’Alliance de la fonction publique du Canada.
Nous prenions part à d’innombrables « consultations » avec l’employeur, plutôt que de présenter nos revendications à la table de négociation.
Pourquoi? Nous nous en remettions à la bonne volonté de l’employeur, à son ouverture à la discussion et à la prise de décision fondée sur des données probantes ainsi qu’à son engagement à garder en poste les talents. Nous croyions que cela suffisait pour assurer l’amélioration constante de nos conditions de vie et de travail.
Si cette stratégie a pu fonctionner pour nous par le passé, ce n’est plus le cas en 2026, à l’ère des obligations injustifiables de retour au bureau, des compressions massives dans les services publics, de la désignation des fonctionnaires comme boucs émissaires, de la dégradation des bureaux et de l’intelligence artificielle imposée d’en haut.
À mesure que notre employeur a évolué, le type de leadership dont nous avions besoin a changé. Nous devons évoluer aussi et mettre en place un syndicat qui mise sur la véritable source de sa force en plaçant nos membres au centre d’une stratégie à long terme qui améliore nos vies et nos milieux de travail.
C’est exactement ce qui a été entrepris au cours des trois dernières années et ce que Membres uni·es compte poursuivre tout au long de la présente ronde de négociations et bien au-delà.
Où nous sommes
En 2023, Membres pour le changement, une équipe de réforme composée de 23 membres, s’est présentée aux élections du Conseil exécutif national avec un programme ouvert visant à transformer le syndicat en un véritable vecteur de changement piloté par les membres, dans le but d’améliorer nos conditions de vie. Tous ses candidats et toutes ses candidates ont été élu∙es, y compris Nate Prier à la présidence.
Au cours des trois dernières années, cette équipe de leaders a mis en œuvre le programme sur lequel elle s’est fait élire en lançant une réforme et une modernisation en profondeur de l’ACEP. Parmi les changements apportés, on peut citer :
L’affectation de ressources à des campagnes de mobilisation menées par les membres sur des enjeux fondamentaux liés aux conventions collectives, notamment le télétravail, ce qui a entraîné une augmentation systématique de l’activité et de la présence syndicale en milieu de travail.
Le nombre de membres non inscrits a baissé de 40 % par rapport à il y a trois ans.
Des comités de mobilisation actifs ont été créés et formés dans la plupart des grands ministères.
Trente sections locales sont actives alors qu’il y en avait douze il y a trois ans.
Plus de 4 400 EC ont assisté à des séances d’information sur les négociations organisées par le Comité de négociation collective EC, soit un nombre supérieur à celui des membres ayant voté lors des élections et sur les résolutions en 2022 et 2023 combinées.
Le passage à des négociations ouvertes, pour permettre aux membres de décider ce qui se passe à la table de négociation et cesser la conclusion d’ententes à huis clos.
Les comités de négociation élus EC et TR ont approuvé à l’unanimité le recours à la conciliation.
Les membres sont invités à débattre et à se prononcer sur les propositions dans les conventions collectives concernant les salaires, le travail à distance, l’intelligence artificielle, les congés et la sécurité d’emploi par l’intermédiaire des comités d’articles.
Les membres privés d’équité participent activement à l’élaboration des priorités de négociation par l’intermédiaire d’un comité d’examen de l’équité.
De nouvelles possibilités de coordination intersyndicale autour d’enjeux communs se matérialisent.
L’amélioration de la capacité des membres à se défendre mutuellement et à faire respecter leur convention collective grâce à un programme pilote d’enrichissement du rôle des déléguées syndicales et délégués syndicaux et à des trousses d’outils destinées aux dirigeantes et dirigeants des sections locales.
La création de cinq nouveaux caucus sur l’équité afin de donner aux membres privés d’équité les moyens de contribuer à l’élaboration de la stratégie syndicale, aux communications et à la formation de coalitions.
La modernisation des capacités de communication, ce qui a permis d’obtenir une couverture médiatique plus importante et de diffuser plus largement le contenu de l’ACEP.
L’expansion sans précédent des activités et de la visibilité dans le cadre de la formation de coalitions stratégiques visant à soutenir les négociations collectives et les campagnes contre les coupes, en particulier dans les domaines des soins de santé, du climat et de la réconciliation.
Où nous voulons aller
Membres uni∙es est extrêmement fier de s’inscrire dans la continuité de ces réformes et s’engage à les faire progresser.
Au cours des prochains mois, les groupes EC et TR s’assoiront à la table de négociation face à un employeur hostile qui a démontré à maintes reprises qu’il fait fi des preuves, des données et du bon sens. Nous avons l’occasion de réaliser de vrais gains, et les enjeux sont importants.
Ce n’est pas le moment de renoncer à notre engagement envers un syndicat capable de lutter et de remporter des victoires sur des enjeux clés, ni de revenir à une ACEP qui espère simplement que l’employeur prenne des décisions éclairées.
C’est le moment de réaffirmer notre engagement à former un syndicat fort et de continuer à se mobiliser.
Pour en savoir plus sur la façon dont nous comptons y parvenir, consultez notre page « Plateforme ».