Membres uni·es : motivations, vision et engagements
Nous sommes Membres uni·es, un regroupement de candidates et de candidats aux élections
de l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) de 2026.
Continuité et changement :
Il y a trois ans, des membres de l’ACEP, rassemblé·es sous la bannière de Membres pour le changement, se sont présenté·es aux élections du Conseil exécutif national dans l’espoir commun de bâtir un syndicat militant, ancré dans la démocratie, l’équité et la solidarité.
Depuis, l’ACEP a changé en profondeur, et en mieux : nous formons désormais un syndicat qui, pour la première fois de son histoire, encourage ses membres à s’investir et les voit se mobiliser à un niveau sans précédent, opte pour des négociations ouvertes et met en œuvre une stratégie sérieuse pour faire des gains à la table.
Nous avons plus que jamais besoin d’un syndicat qui nous permet d’améliorer nos conditions de travail.
En effet, trois ans plus tard, à l’approche des négociations, l’employeur s’attaque agressivement à l’ensemble de la fonction publique : coupes à blanc et rajustement des effectifs qui durent depuis des années, utilisation irresponsable de l’intelligence artificielle et de technologies de surveillance et rejet graduel de toute flexibilité quant au travail à distance. Nous en souffrons toutes et tous au travail.
Selon nous, Membres uni·es, la lutte contre cette offensive repose sur les solides assises que nous établissons depuis 2023. Il nous faut un syndicat mobilisé et fort de ses membres, qui reconnaît que la solidarité et l’équité sont essentielles à la victoire. L’union fait la force; joignez- vous à nous!
Valeurs
Nous, Membres uni·e·s, croyons que l’ACEP excelle lorsqu’elle mise sur la solidarité, l’équité, le partage des pouvoirs, la transparence, l’action et la prise de décisions démocratique.
Miser sur la solidarité, c’est se tenir les coudes, au-delà des rôles et des différences. Répétons-le : l’union fait la force.
Miser sur l’équité, c’est lutter contre les systèmes d’oppression, tels le colonialisme, le racisme, le sexisme ou le capacitisme, qui génèrent des inégalités et dressent les travailleurs et travailleuses les un·es contre les autres. C’est se montrer solidaire des plus marginalisé·es d’entre nous, puisque personne n’est libre tant que nous ne le sommes pas tous·tes.
Miser sur le partage des pouvoirs, c’est veiller à ce que le pouvoir soit réparti au sein du syndicat, et non concentré; chaque membre doit avoir l’occasion de démontrer son leadership.
Miser sur la transparence, c’est communiquer ouvertement et établir des procédures claires, pour garder les membres au fait de ce qui se passe.
Miser sur l’action, c’est se mobiliser et répondre présent, aux côtés de nos collègues, lorsqu’il s’agit de protéger nos droits et d’améliorer concrètement nos conditions de travail.
Miser sur la prise de décisions démocratique, c’est voir à ce que l’orientation du syndicat ne soit pas unidirectionnelle, mais plutôt définie par les membres dans le cadre de processus justes et inclusifs.
Ces valeurs guident tout ce que nous faisons.
Voter pour Membres uni·es, c’est voter pour un syndicat qui les incarne.
Se donner les moyens de négocier, de se mobiliser, de faire respecter nos droits et de faire des gains.
Auparavant, l’ACEP ne mettait pas la participation des membres au cœur de sa stratégie : durant les négociations, nous étions à la remorque de l’AFPC, et nous nous contentions d’obtenir une version édulcorée de ses gains; au travail, la résolution des enjeux se faisait essentiellement de façon informelle ou dans le cadre de soi-disant consultations dirigées par l’employeur. De telles approches ne portent pas fruit, surtout à la table de négociation ou en cas de conflit avec l’employeur. Un syndicat mobilisé, c’est un syndicat qui construit son pouvoir collectif de façon méthodique; c’est aussi un syndicat qui prend au sérieux l’élaboration d’un « plan pour gagner » et y travaille patiemment. La forte participation et la mobilisation des membres font la force d’un syndicat — après tout, le syndicat, c’est nous.
Protéger et rehausser notre capacité de négocier
Conserver les ressources nécessaires pour financer les libérations syndicales et des effectifs suffisants afin d’appuyer la recherche, les comités de négociation collective et la mobilisation.
Éviter d’interrompre les négociations en apportant des changements importants à la stratégie en plein processus.
Renforcer notre capacité de faire respecter nos droits
Inclure systématiquement les conseils exécutifs locaux et d’autres groupes syndicaux (comme les caucus) en début de mandat pour se doter d’un « plan pour gagner » à long terme et le peaufiner.
Collaborer avec les conseils exécutifs locaux, les comités de mobilisation, le personnel, les délégué·es et d’autres syndicats pour cerner les enjeux à l’échelle collective et se coordonner pour y réagir.
Donner les moyens aux délégué·es de défendre les droits des membres
Poursuivre sur la lancée du projet pilote des délégué·es habileté·es en offrant plus d’outils aux délégué·es pour leur permettre d’aider les membres directement et de prendre en charge des campagnes de griefs stratégiques, et en mettant sur pied un programme de mentorat des délégué·es qui comporte des volets visant les groupes privé·es d’équité.
Offrir davantage de formation, notamment virtuelle, et préparer des modules visant à former de futur·es formateurs et formatrices.
Poursuivre l’élaboration de ressources centralisées ayant trait à l’interprétation des conventions collectives, de guides et d’outils pratiques.
Assurer l’accessibilité et l’application des conventions collectives
Préparer des documents d’information sur les conventions collectives et une série de formations sur les droits des membres.
Préparer des produits d’information accessibles sur les conventions collectives.
Développer notre capacité à nous mobiliser à l’égard d’enjeux au travail
Établir des réseaux de travailleurs et travailleuses qui se consacrent à certains enjeux et campagnes.
Favoriser la mobilisation coordonnée des membres.
Continuer d’offrir aux membres les connaissances, contacts et occasions nécessaires pour qu’ils et elles puissent mettre la main à la pâte, faire preuve d’initiative et orienter la vie et l’action syndicales.
Auparavant, à l’ACEP, le pouvoir était concentré dans les mains des dirigeant·es, et les membres n’avaient pas leur mot à dire quant à l’orientation que prendrait le syndicat. On leur demandait seulement de voter passivement sur des propositions une ou deux fois par année, sans en débattre. Jusqu’à récemment, les sections locales de l’ACEP étaient essentiellement inactives, et il n’y avait aucun modèle de mobilisation en place pour les appuyer. Toutefois, depuis les trois dernières années, les membres se voient offrir beaucoup plus d’occasions de participer à la vie syndicale, notamment au sein de groupes de travail, de caucus, de comités et de conseils, ou lors d’événements d’envergure organisés par le bureau national. Mais il faut en faire beaucoup plus! Nous souhaitons que les membres et les sections locales contribuent directement à l’élaboration de stratégies et à la planification stratégique à court, moyen et long terme.
Offrir aux membres des occasions concrètes de participer et d’intervenir
Se doter d’un congrès.
Donner plus d’occasions aux membres d’influencer les campagnes, les formations et les activités syndicales et d’y participer.
Renouveler l’accueil des nouveaux membres et le programme de formation
Aider les sections locales à accueillir leurs nouveaux membres de façon plus engageante et accessible, surtout en contexte de travail virtuel ou hybride.
Revoir la formation syndicale en fonction des priorités des membres et des stratégies du syndicat.
Faciliter les recherches et rendre le contenu plus accessible sur le site Web.
Souligner et encourager l’initiative des membres; bâtir des réseaux de membres se consacrant à certains enjeux
Offrir l’occasion aux membres de mettre à profit leur savoir-faire et leur expérience.
Réinstaurer un système de prix pour souligner la participation des membres.
Mettre en relation les travailleuses et travailleurs qui veulent se mobiliser autour d’enjeux communs au travail ou de questions touchant l’ensemble de la fonction publique.
Bâtir un pouvoir collectif à l’échelle des ministères, des milieux de travail, des régions et du mouvement syndical dans son ensemble.
La solidarité et les coalitions sont cruciales en elles-mêmes, mais sont aussi la fondation de notre stratégie et de notre pouvoir. Pour appuyer les efforts de mobilisation et agir stratégiquement, il faut tisser des liens de solidarité au sein du syndicat, et aider les membres et les sections locales à faire cause commune. Nouer une solidarité entre les syndicats de la fonction publique, c’est lutter, à long terme, contre l’approche « diviser pour mieux régner », qui, depuis longtemps, caractérise les structures en place. Notre employeur, par sa nature politique, peut être soumis à une pression de l’intérieur comme de l’extérieur. Les coalitions avec d’autres syndicats, fédérations provinciales et mouvements sociaux servent les intérêts des membres : en ralliant les autres à notre cause et vice-versa, on s’assure un appui collectif qui nous servira à des moments cruciaux. La solidarité est une priorité stratégique.
Renforcer les liens au sein de la fonction publique fédérale
Tisser, à l’échelle des ministères et des milieux de travail, des réseaux de membres mobilisés autour d’enjeux communs.
Renforcer le modèle de représentation régionale.
Se coordonner à l’échelle de la fonction publique fédérale
Se donner les moyens de mener des activités stratégiques et cordonnées à l’échelle de la fonction publique fédérale, surtout en amont des négociations collectives : lignes de piquetage à visée informative, barbecues et coups d’éclat, entre autres activités de mobilisation.
Consolider les relations à l’échelle du mouvement syndical
Faire front commun avec d’autres syndicats qui ne relèvent pas de la fonction publique et avec des organismes communautaires; se concerter et se soutenir.
Établir un lien entre la mobilisation au travail et l’action communautaire
Prévoir des activités et des partenariats pour rallier les membres à des enjeux et mouvements communautaires plus vastes.
Faire en sorte que les sections locales disposent des ressources, des pouvoirs, des contacts et de l’aide dont elles ont besoin pour orienter efficacement l’action syndicale en milieu de travail.
Pour la plupart des membres, le premier contact avec le syndicat se fait par l’entremise de la section locale. C’est pourquoi nous, Membres uni·es, croyons qu’il faut bâtir des sections locales assez fortes pour offrir des services et du soutien aux membres, créer une communauté et défendre la démocratie en milieu de travail. À cette fin, il faut, oui, donner les moyens aux délégué·es de défendre les droits des membres au quotidien, mais aussi aider directement les conseils exécutifs locaux à accomplir leur important travail. La plupart d’entre nous, au sein de Membres uni·es, avons déjà siégé au conseil exécutif de notre section locale ou assumé le rôle de délégué·e; nous avons donc à cœur de soutenir les conseils exécutifs locaux et les collègues avec qui nous travaillons au quotidien.
Offrir des ressources aux sections locales
Permettre à plus de membres d’obtenir une libération syndicale pour contribuer aux initiatives locales.
Accroître la représentation régionale et aider davantage les sections locales.
Préciser et renforcer les structures de gouvernance locales
Mettre à jour l’approche des comités de mobilisation de façon à préciser le rôle des conseils exécutifs locaux et des comités de mobilisation locaux, de même que la relation entre ces deux organes.
Accroître le pouvoir et stimuler l’activité des sections locales
Faire des assemblées générales des sections locales des occasions de mobilisation qui permettent aussi au président ou à la présidente, aux vice-président·es et aux membres du Conseil exécutif national de transmettre des informations importantes.
Offrir aux membres des sections locales, notamment à ceux et à celles qui siègent au conseil exécutif, des occasions de formation et de perfectionnement en ligne et en mode hybride.
Consacrer des ressources et du temps aux conseils exécutifs locaux pour renforcer les activités de consultation patronale-syndicale.
Miser sur la coordination et le soutien entre sections locales
Mettre en place des mécanismes permettant aux sections locales de se coordonner pour réagir à de nouveaux enjeux et de se soutenir en ce qui a trait à la formation et à la mobilisation.
Rendre les ressources et l’information accessibles à toutes les sections locales
Faire en sorte qu’il soit plus facile pour les sections locales de consulter, d’adapter et d’utiliser les outils pratiques, les guides et les autres ressources syndicales.
Placer l’équité au cœur de la mobilisation, des négociations, de la formation et de la représentation des membres.
Depuis quelque temps, l’employeur nous attaque : contrôle resserré sur les réseaux d’employés·es, absence de progrès dans la mise en œuvre des réformes à la Loi sur l’équité en matière d’emploi, manque de données concernant l’incidence du rajustement des effectifs sur la représentation en matière d’équité, effets disproportionnés du retour au bureau sur les travailleurs et travailleuses privé·es d’équité… Il faut donc, plus que jamais, faire fi de ses mots vides sur l’équité et l’inclusion, tenter de comprendre où les inégalités au travail prennent racine et militer pour provoquer des changements structurels. Les divers caucus sur l’équité de l’ACEP — à savoir le Caucus sur l’équité pour les travailleuses et travailleurs queer et trans, le Caucus pour la justice de genre, le Cercle des membres autochtones, le Caucus de lutte contre le racisme et le Caucus sur la justice pour les personnes en situation de handicap — comptent dorénavant plus de 300 membres en tout. Les membres privé·es d’équité contribuent d’ailleurs activement à la stratégie de négociation et à l’élaboration des propositions, notamment grâce à des groupes précisément conçus à cette fin. Il y a eu des progrès, mais personne n’est libre tant que nous ne le sommes pas tous·tes, et il faut agir en conséquence, c’est-à-dire donner du pouvoir aux structures consacrées aux membres privé·es d’équité et les inscrire dans les Statuts, ainsi que mobiliser des ressources de formation destinées à l’ensemble des membres.
Donner du pouvoir aux caucus sur l’équité à l’aide d’une stratégie intégrée
Intégrer les caucus sur l’équité à la structure du syndicat en proposant des modifications aux Statuts, aux Règlements et aux politiques.
Préparer un plan de travail visant à renforcer le rôle des caucus dans la mobilisation des membres, leur formation et la défense de leurs intérêts.
Développer l’expertise des membres sur les questions d’équité et la mettre à profit
Mettre sur pied, possiblement au sein des caucus sur l’équité, des groupes de membres « spécialistes » de certaines questions, comme le congé parental, les mesures d’adaptation ou tout autre droit du travail.
Prévoir, dans le cadre du projet des délégué·es habileté·es, un volet propre aux membres privé·es d’équité et axé sur la lutte contre le racisme.
Intégrer la question de l’équité aux formations et aux ressources du syndicat
Voir à ce que la formation sur les conventions collectives, la formation des délégué·es et les produits d’information traitent des droits en matière d’équité et des enjeux de travail connexes.
Renforcer notre capacité à nous mobiliser autour de la question de l’équité
Soutenir les réseaux de membres qui se mobilisent sur des enjeux communs d’équité.
Défendre les membres victimes de racisme, peu importe où ces incidents se produisent.
Prioriser l’inclusivité
Veiller à ce que les processus d’accueil, les activités locales et les groupes du syndicat soient accessibles et adaptés aux diverses expériences des membres.